UD FO 35

DES RACINES ET DES AILES

Nous sommes les héritières et héritiers des bourses du travail, de la CGT de 1895 et de la Charte d’Amiens de 1906. Elle définit notre double besogne de syndicalistes qui défendent au quotidien les revendications immédiates des travailleurs pour préparer « l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ». Cette même Charte d’Amiens définit aussi ce qu’est notre indépendance : « les organisations confédérées n’ont pas à se préoccuper des partis et des sectes ». Et j’ajouterai, ni de leurs gourous et leurs ambitions présidentielles.

Nous sommes aussi les héritiers des résistants à la barbarie nazie, aux collabos, aux pétainistes et leur charte du travail qui interdit le droit de grève et nie la lutte de classe.

Ce sont nos racines et les oublier c’est trahir !

Quand on entend dire par certains révisionnistes, dans notre propre maison la CGTFO, qu’il serait bon et moderne qu’on supprime la référence à la CGT, on cauchemarde. En fait ces gens-là veulent effacer notre mémoire, formater la pensée, caporaliser l’organisation, rendre lisse et souple l’outil syndical. Le cantonner dans son entreprise ou service, sans ce lien essentiel qu’est l’interprofessionnel que font vivre notamment les Unions Départementales.

Il va donc falloir redonner des ailes à la base, pour bousculer toutes les bureaucraties qui nous impuissantent. La situation actuelle est de ce point de vue significative. Les prix qui flambent, dont ceux du carburant, les attaques ignominieuses gouvernementales contre les retraités, le budget austéritaire qui se profile, les plans de licenciements dont celui qui lamine l’AFPA (Formation Professionnelle des Adultes) avec 30 fermetures de centres (dont celui de St. Malo), et le néant total au niveau confédéral ! Hallucinant et pitoyable.

Prenons donc nos affaires en mains !

C’est dans ce cadre que nous organisons le 22 septembre un meeting et un rassemblement à Rennes sur le thème « l’urgence absolue c’est l’augmentation des salaires et des pensions, le blocage des prix et la défense des services publics ».

Nous restons plus que jamais, indépendants et déterminés.


Vive la vie, vive la pensée libre, vive la sociale !
Vive la CGT Force-Ouvrière !

 

Rennes, le 21 septembre 2026
Fabrice LERESTIF, Secrétaire Général

Édito à retrouver dans l'Interpro n°290 du mois de septembre 2026