17 Février 2026
Patrick Martin, patron du MEDEF au plan national, a sorti un document interne sur l’emploi des jeunes. Avec une constance remarquable dans la provocation, les grands patrons, comme en 2006 avec le Contrat Première Embauche ou en 1994 avec le Contrat d’Insertion Professionnelle, entendent faire des jeunes, des salariés au moindre coût et aux moindres droits, tout cela pour leur bien, cela va de soi.
S’ils pouvaient réintroduire le servage, voire l’esclavage, nul doute qu’ils nous expliqueraient que cela améliorerait l’emploi !
Cela améliore surtout leurs profits et leurs dividendes.
Mais après tout, pourquoi se gêneraient-ils, si aucune réaction syndicale à la hauteur n’est organisée. La CGT, par le biais de Sophie Binet, s’est un peu exprimée sur le sujet. Quant à FO, invisible et inaudible, une fois de plus.
Pourtant l’histoire sociale nous montre et nous démontre que ces gens-là ne nous respectent que si nous pesons. En 1994 et en 2006, un puissant mouvement social avec la jeunesse avait fait reculer les patrons et les gouvernements de l’époque.
Alors, on attend quoi pour agir et faire aboutir nos revendications ? Un messie, un gourou, un « guide » façon années trente sortis des urnes en 2027 ?
Redisons-le, l’avenir sera ce que nous en ferons. Ils ont les milliards mais nous sommes des millions ! À nous de reprendre, comme dans les grands moments de l’histoire, notre destin en main, quitte à bousculer les appareils bureaucratiques.
Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux, qu’est-ce qu’on attend pour faire la grève ?
Vive la vie, vive la pensée libre, vive la sociale !
Vive la CGT Force-Ouvrière !
Rennes, le 16 février 2026
Fabrice LERESTIF, Secrétaire Général
Édito à retrouver dans l'Interpro n°283 du mois de février 2026